31.07.2006
Adieu l'Australie...
... et bonjour à l'Himalaya!! Et oui, malheureusement notre voyage en Australie, prévu initialement pour Novembre a été annulé suite à des problèmes familiaux et remplacé par un trip himalayen, ce qui me plait, je dois l'avouer, nettement plus, étant plus fan de l'asie que de l'occident pour être franche. Et l'hymalaya franchement, c'est merveilleux, un des plus bels, sinon le plus beau, endroit du monde! Je suis en plein dans la lecture (en anglais lol) de 7 ans au Tibet et je ne peux pas m'empecher d etre toute excitée à l'idée que nous allons passer par ses endroits qu'il décrit comme étant si magnifiques (oui, il est passé par l'inde himalayenne pour rejoindre le Tibet). et c'est une occasion de plus de voir la vraie Inde, pas celle de la fete et de l'occident comme à Goa (bien que je me plaigne pas, faut pas charrier quand même!), mais la vraie Inde rurale, et encore mieux, montagnarde... peut être qu'on verra même des yaks! Et le plus beau dans cette histoire c'est que j'etais censé prolonger mon visa en Australie, mais comme c'est impossible, Richard m'a proposé de renouveler mon visa en rentrant quelques jours en France, ce à quoi j'ai repliqué que c'etait beaucoup de dépenses pour rien (abusé et trop gentil quand même, de me renvoyer en France juste pour le visa!), et que je pouvais tout aussi bien le faire au Népal... et je vais donc me retrouver une semaine à Kathmandu, du 28 Novembre au 7/8 decembre, toute seule, à visiter cette ville superbe et mythique entre toute de l'âge d'or du power flower!!! Mais snif quand même, je me serai bien fait quelques virées avec Marylene à Sydney!
08:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'Inde et la mode
Mariage à l'indienne à Porvorim, une amie francaise qui a épousé un goanais m'a convié à la noce, et c'etait vraiment interessant de voir les differences de culture... et de gout: tous le monde a dansé toute la nuit, ce qui change de nos mariages où il faut quand même bien pousser les gens pour qu'il s'écartent du buffet et daigne bouger deux minutes leurs fesses sur la piste, et toutes les parures de fêtes etaient vraiment très belles, excepté un petit bouchon de 2/3 ans habillé en merignue bichette, le genre de traumatisme dont on ne se remet que difficilement, et qui peut fausser le bon goût de cette jeune fille pour toute la vie!
On voit ici combien le kitsch est profondement ancré dans la culture indienne, les femmes sont merveilleusement elegantes en sari et deviennent monstrueuses des qu'elle essaient de s'habiller à ce qu'elles pensent etre la mode occidentales. Pourquoi l'occident deteint il forcement sur l'orient, et toujours dans ce qu'il a de plus laid? A visiter les magasins de vêtements "modernes" on a l'impression d'avoir plongé en plein cauchemard, tout ce qu'il y a de plus viellot et out, des grosses fleurs aux couleurs criardes semblent s'être donné rendez-vous pour habiller la femme indienne en occidentale, comme si tout les horreurs portées dans les années 80 avaient migré jusqu'ici pour vivre une seconde jeunesse. J'en appelle à notre déesse, Vogue, et à la Bible, Cosmo: pour l'amour de la mode, et par pitié pour le bon goût, sauvez les indiennes!
07:40 Publié dans Soirées | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Premier mois passé... ouf!
Ca fait un bail que je n'ai pas écrit, ouh la vilaine! Mais pour ma défense je dirai que je ne suis pas très portée à raconter ma vie, surtout le quotidien, donc je ne savais pas trop de quoi parler... Pourtant il y a du nouveau, je vais enfin commencer a prendre des cours d'anglais, je débute demain, il était temps, car après un mois passé ici je suis toujours au niveau zero, c'est a dire que je comprend ce qu'on me dit et que les gens tentent vainement de comprendre ce que je leur dis... Pas cool lol! Une remarque interessante à signaler est que les jeunes indiens semblent mieux comprendre mon anglais que les autres personnes que je cotoie (c'est a dire ma famille): est-ce l'interet qui les animent qui booste les fonctionnalités de décryptage de leur cerveau, ou moi qui trouvent mysterieusement mieux mes mots quand il ne s'agit pas de parler du gamin? Le mystère reste entier, mais toujours est-il que si je veux travailler à la British avant d'avoir la poitrine dans les chaussettes il me faut serieusement m'activer, arreter de me legumer pendant mon temps libre devant des episodes de Friends que j'ai vu cent fois et étudier la grammaire, traduire des textes, apprendre des listes de verbes par coeur... que du bonheur! Mais je suis là pour ca basiquement, et autant faire ca pendant la mousson où il y a, il faut le dire, autant de choses à faire que dans le Lubéron, et avoir un anglais parfait pour le début de la saison, en octobre. Donc deux mois de dur labeur :) s'annoncent à l'horizon, autant intellectuellement, parce qu'ilva falloir du boulot pour remuer cette soupe tiede que j'appelle pompeusement mon cerveau, que physiquement, car il est hors de question que je mette cet adorable petit petit bikini (que j'ai entre parentheses acheté sur la plage pour un prix dérisoire) dans les conditions actuelles! Donc programme de sport intensif avec le chien (pauvre Bella qui se meurt apres 5 min de marche!) et de piscine s'il daigne ne pas pleuvoir pendant plus de deux secondes, et étude de l'anglais. Mais qu'est ce que je fais là encore moi, à papoter sur internet, alors que je devrai être au boulot?!
07:28 Publié dans Etats d'âme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.07.2006
Vues de Calangute
La petite route de 3km qui me sépare de Calangute, on peut aussi bien croiser sur le bord (ou au milieu )des femmes en sari que des buffles, ou des petits cochons qui trottinent derriere leur maman (trop trognon!)
Un petit rickshaw fourmi qui transporte des choses plus grosses que lui, et au fond, perpendiculairement, la grande rue de Calangute ![]()
La petite place en face du marché de calangute, lieu bondé en général
Enfin une photo d'un bus, pas des plus kitch malheureusement, mais j'ai faillé être écrasé par un rickshaw venant en sens inverse poiur obtenir cet inoubliable cliché, alors respectez le travail dangereux du reporter que je suis svp!![]()
19:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Rough sea et rude vie
Ca y est vive la liberté, je roule en scouter cheveux aux vents sur les routes de Goa
, et j’ai enfin pu découvrir les délices d’habiter à 10 minutes de la plage : s’y promener le matin quand il n’y a encore personne, marcher pieds nu dans le sable tandis que les vagues vous lèchent les pieds (vagues absoluments énormes en vérité, la mer est en furie pendant la mousson), sentir le sel et entendre le ressac, et ce dès que l’envie vous en prend, c’est vraiment génial. De plus c’est un bon endroit pour rencontrer des gens, on voit quelques occidentaux, et bien sur, là comme ailleurs, tout le monde fait comme si on se connaissait depuis toujours, c’est amusant. Avoir un scout ici c’est vraiment le rêve parce qu’on peut acceder à des endroits magnifique inaccessible en voiture, on peut rouler doucement et voir des tonnes de choses, comme en vélo, et on ne compte pas les kilomètres, un plein coûtant environ 5 euros, pourquoi se priver ? Hier par exemple j’ai du faire réparer la fermeture du coffre sous la selle (j’ai forcé comme une damnée pour faire entrer tous mes sacs dedans, congratulations !), je m’inquiétais à propos du prix de la réparation étant donné que ce n’est que de la location, et ô merveille, pour une réparation de presque une heure j’ai payé 50 roupies, soit même pas 1 euros…
Mais revenons à la plage et à son état, j’ai vraiment été choqué par le nombre hallucinant d’ordures qui jonchent la plage, honnetement ce n’est possible de marcher pieds nus qu’au bord de l’eau. De nombreuses personnes vivent dans de simples huttes en feuilles de palmier tressés, le long de la plage, et jettent leur ordures devant « chez eux », comme il n’y a pas de systeme de ramassage. Je suppose que pendant la saison les hotels et autres bars de plage font disparaître tout ca, mais là c’est vraiment surprenant. Et, consequence plus ou moins directe, de nombreux chiens errants vivent la, allongés en groupe sur la plage, faisant un bout de chemin avec toi si tu leur parle gentiment, mais ça brise vraiment le cœur de voir tous ses pauvres animaux tout seuls à l’affut d’une caresse ou d’un mot gentil (et aussi de nourriture, soyons honnête). Je sais que je devrais être plus bouleversée par tous les humains qui ne mangent pas à leur faim mais je ne peux m’empecher d’être plus touché par ses êtres innocent, qui t'aiment dès l'abord, et qui ne peuvent bien sur par aucun moyen sortir de leur condition, à l’inverse des humains. Et n’est-ce pas Desproges qui disait : « On voit plus d’humanité dans l’œil d’un chien quand il remue la queue que dans la queue de Le Pen quand il remue son œil! » ? lol, Eh bien j’étendrais cet « adage » à une grande partie du genre humain ! Mais bien sûr hier voir cette toute petite fille, haute comme trois pommes et trainant un sac aussi haut qu’elle en s’appuyant dessus car elle savait à peine marcher, sale comme un peigne, tâcher de suivre sa mère tant bien que mal tandis que celle-ci, sans un regard pour elle, parcourait la plage avec deux/trois babioles à vendre, est révoltant. Mais peut être ai-je tout de même plus l'âme (et le physique lol) d'une Brigitte Bardot que d'une mère Theresa?
14:49 Publié dans Visites | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.07.2006
Le cuisinier qui n'avait pas de dents
Je n’ai pas encore parlé des domestiquesd e la maison. Je n’aime aps ce terme de domestiques, cela fait trop 19eme, caste et servilité, mais appelons les choses par leur nom (et ici le terme consacré est « servants » en anglais, imaginez l’effet produit sur moi quand le petit me rapporte gentiment m’avoir présenté à sa petite cousine comme leur new servant !). ici un des gros avantages évidemment de mon poste c’est que je suis servi par l’homme de ménage, le cuisinier, dès que je souhaite quelque chose. Le gros désavantage c’est qu’entre le chauffeur, la femme de ménage et le cuisinier je ne bouge plus mes fesses et je suis en train de devenir comme une de ss grosses maharati toujours allongé sur une pile de coussins en satin tendant négligemment la main vers une pile de gateaux luisants de miel… Désespérant, je pensais perdre du mois en venant ici, entre la tourista et la nourriture indienne que je pensais trop épicée (erreur, le etit ne supporte pas les épices, alors c’est tout à fait mangeable, pas de chance !), et je me retrouve à avoir pris, s’il l’on en croit leur balance (mais les balances sont des menteuses, regardez moi ), à avoir pris disais-je presque 4 kilos en 3 semaines !! Ô rage, ô desespoir, ô graisse ennemie ! Pas de sport et de la nourriture ultra grasse sont en train de me transformer en vache sacrée, un comble dans un pays où la moitié de la population ne mange pas à sa faim, et spécialement les vaches ! Il est donc urgent d’agir, et pour commencer aller nager le matin, et faire de la gym avec le petit l’apres midi (s’il veut bien, parce que celui là encore c’est pas un fan de sport, tout dans la tête et rien dans les… jambes), plus une petite marche s’une demi-heure à trainer le petit derriere moi comme un poids mort, parce qu’il marche trop doucement (« -Mais pourquoi tu me tires comme ca ? -C’est pour mieux entrer dans mon maillot, mon enfant. »).
Mais pardonnez moi cette trop longue disgression et venons en au cœur du sujet, la domesticité indienne (n’ayons pas peur des mots). Trois serfs composent « notre » personnel. Deep, le cuisinier, est le plus remarquable dans le sens où il vit avec nous, dans une chambre attachée à la maison par où l’on accède que par le dehors. (j’ose espérer que ce n’est pas un réduit infame). Il se lève avant nous le matin et se couche apres nous le soir (mais il a une pause de deux heures dans l’apres midi), et il est chargé de la cuisine, la vaisselle, le repassage de nos affaires (et oui je n’ai pas à repasser non plus, mes muscles fondent comme neige au soleil), le service à table, les courses et de s’occuper accesoirement du petit quand ses parents n’en veulent plus. Petit qui ne se gène d’ailleurs pas pour le frapper, à mon grand desespoir et aux légères protestations parentales, et à mal lui parler. Deep, lui, se contente de rire, de rire tout le temps, ce qui n’aide pas vraiment à l’éducation du petit (les parents l’ont autorisé à le taper en retour mais celui-ci n’ose pas, trop de crainte de réprimande je pense). Deep est un indien du nord, de type népalais, c'est-à-dire plutôt petit et fin, et qui parle essentiellement Hindi avec deux ou trois mots de népalais.. exemple typique des indiens des basses castes il répond toujours oui dans le doute, ce qui a le don d’enerver prodigieusement le père qui lui donne des ordres qui ne sont pas executé car ce dernier ne les a pas compris, et n’a pas demandé (il est excessivement gentil et je comprend qu’il n’ose pas demander, de toute facon il ne comprendrait pas la reponse, perdrait du temps et sans doute enerverait encore plus les parents, mieux vaut tenter le coup, je ferai pareil). Il a laissé sa femme et ses enfants dans le nord et n’y va qu’un ou deux jours tous les deux à trois mois, et c’est malheuresement une situation plus que courante en inde, les familles sont explosés aux quatres coins de l’inde pour des raisons financières(et parfois du golfe, un grand nombre d’hommes de la classe moyenne s’expatriant durant des années pour faire « fortune », les salaires etant plus haut à Dubaï qu’au fin fond du Maharastra, et revenant ensuite se construire une maison à Goa pour leur retraite). Il n’a plus que deux dents en haut, ce qui choque au premier abord étant donné le fait qu’il sourit tout le temps, mais on s’y fait vite et ceci ajouté à ses multiples rides souriantes en font une personne vraiment attachante. Mais on peut vraiment voir dans sa personne toute la pauvreté de l’inde, homme condamné à se faire donner des ordres par un enfant de cinq ans, qui a perdu ses dents faute de soins et qui ne voit ses enfants que 3 fois l’an. Une chose qui m’a vraiment choqué ici c’est l’humilité de tous les « serviteurs ». Je veux dire en France un serveur ou une femme de ménage vous regardent de haut s’ils le veulent, et peuvent être la limite impoli, c’est desagréable mais c’est normal, ils ont des sentiments, des bons et des mauvais jours. Mais ici il semble que l’esprit de castes soient encore si profondement ancré dans chaque être qu’on voit constamment les employés courber l’échine et se soumettre, semblant se faire le plus petit et le plus efficace possible, souriant un maximul et vous traitant comme un être vraiment supérieur. Que ce soit dans les magasins ou à la maison on a constamment le sentiment que l’on est supérieur, et peut importe à quelle point je peux etre gentille avec Deep ou Primela, la femme de ménage, remerciant à tour de bras et donnant un coup de main ils continuent à me traiter comme une invitée, une étrangère de plus (et les indiens sont vraiment admiratifs envers les etrangers) saluant par exemple les mains jointes sous le menton. C’est sans doute dû à la bassesse de leur naissance, depuis tout petit on a dû leur apprendre à être modeste, et ils servent probablement des maîtres depuis des années, mais c’est aussi et surtout un probleme, disait Richard, de fierté nationale. Contrairement à la Chine qui se sent supérieure bien souvent de par sa culture et son histoire les Indiens n’ont pas ce sentiment d’appartenir à une grande et puissante nation, et se sentent inferieur face à l’occident. Peu à peu les choses changent avec l’inde qui prend un essort sans precedent dans son histoire, mais deux siecles de colonisation (et l’on sait comment les colons traitent les colonisés) ont fait sentir à l’Inde son inferiorité materielle tout en lui faisant un peu oublier son immense richesse historique et culturelle. Et l’on comprend ce sentiment d’inferiorité quand on voit que la moitié des Indiens vivent comme dans les plus pauvres pays d’afriques, meurent le long des routes, ou se suicident (comme ces 200 fermiers dans l’Utta pradesh) parce qu’ils ne parviennent pas à vivre du produit de leur terre. L’Inde rayonne donc peut être pour certains, devient sans doute une puissance économique non négligeable mais oublie encore bien plus certainement tous ceux qu’elle laisse sur la route de sa modernisation.
18:30 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.07.2006
Coup de blues
Pardon ô mes lecteurs assidus d’avoir été absente si longtemps de cet oasis de poesie ;), mais mes obligations financières m’ont retenu loin de mon cher public (ha ha ha, je sais).
Apres avoir découvert les joies des nuits goanaise (enfin de ce qu’il en reste pendant la mousson lol) j’ai eu un gros coup de blues à la pensée que j’allais rester toute une année à m’occuper d’un petit hurleur dans une famille certe adorable, mais qui ne voit vraiment pas d’un bon œil le fait que j’ai un scouter (trop dangereux dixit le père, on est responsable de toi devant tes parents s’il t’arrive quelque chose) et qui m’attends quand je sors le sori (que voient mes yeux ébahis en rentrant samedi vers minuit apres une soirée ? La mère qui m’attends dans la cuisine pour voir si je suis bien rentrée :$). Tout cela part, bien sûr d’un tres bon sentiment, mais je suis sûre que vous pouvez imaginer à quel point il est horripilant de devoir rendre des comptes alors qu’on est majeur et vacciné comme si on avait quinze ans (Je peux sortir ce soir, dis madame ?). Donc, cette violation manifeste de ma liberté de me faire exploser la cervelle sur un bord de route ajoutée à l’epuisement causé par la chaleur et les crises du petit (devant qui sa mère cède bien trop souvent à mon gout, ce qui a le don de m’exasperer plus que tout le reste, allez savoir pourquoi) m’ont conduit à vouloir fuir cette vie décidemment trop cloisonné pour l’exquise liberté d’un appartement sans climatisation mais avec insectes pour environ 3000 roupies par mois (autant dire rien). Mais après avoir fait part de cette envie à des proches bien intentionnés j’ai dû faire face à une telle levée de boucliers en faveur du statu quo que je me suis décidée à rester et à voir venir, ainsi qu' à revoir mon appréciation des choses. Le problème réside dans le fait que je suis trop perfectionniste, je veux bien faire et être adulée des parents (mon dieu quelle merveille nous avons trouvé là, notre fils a été canonisé grâce a elle en mois d’un mois, vite augmentons la !), et je m’acharne à vouloir changer le petit. Mais pourquoi me faire un ulcère pour un enfant qui n’est pas à moi, apres tout je peux tout a fait me contenter d’avoir le bon rôle, les bisous et les jeux, un peu de discipline si vraiment il abuse, et halte là ! Et depuis que j’applique cette strategie (fort nouvelle je l’avoue, j’ai commencé juste aujourd’hui), je me sens beaucoup mieux, libérée d’un gros poids. Le seul problème qui demeurent est que les parents n’apprecieront peut etre pas mon retrait educatif, mais tant pis, dans tous les cas ce sera bien, si nos chemins se séparent je n’aurai plus qu’à me la couler douce pendant qq mois ici, et si cette strategie marche je vivrai cool en attendant les beaux jours. Un seul mot d’ordre donc : prendre du recul !
14:19 Publié dans Etats d'âme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.07.2006
Première virée... non concluante
Ca y est, mon scout est arrivé, je l'attendais avec autant d'impatience que le jour de Noël, et bien sûr comme souvent avec les cadeaux qu'on ouvre au pied du sapin, je suis décue. C'est super difficile de rouler en scout! Je voyais les indiens autour de moi virevolter de concert et rivaliser d'agilité pour éviter les buffles sur la route sans pour autant rentrer dans les camions, mais en fait c'est un engin vraiment lourd pour mes petits bras pas tres musclé, et donc pas facilement maniable... J'ai roulé peut être une demi-heure aujourd'hui et j'ai déjà réussi à aller dans un fossé et à presque rentrer dans un arbre, snif! heureusement un viel indien secourable m'a aidé, ce qui me donne encore une meilleure opinion de ce peuple absolument merveilleux. 10 minutes plus tard, après avoir été trempé par une pluie diluvienne, vive la mousson, j'essayais désespérément de le faire redémarrer quand, oh miracle, ce même vieux monsieur passant aussi par là, a tout bêtement appuyé sur le break pour le faire démarrer... la honte! Ne peut-on donc pas être à la fois belle, spirituelle et intelligente ET doué de ses mains?? C'est donc la grande question du jour, à laquelle je me propose de répondre dans un prochain épisode (le proprio du scouter ayant bien sûr livré l'engin sans essence je dois donc aller en chercher demain en voiture, car c'est pas tout près...) de mes folles aventures ;)...
14:30 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Mon tout premier scoot, versons une petite larme émue!
Ca y est je vais avoir un scooter! C'était vraiment la galère de devoir demander pour emprunter la voiture à chaque fois que je voulais sortir, pire que de demander la permission quand on habite encore chez ses parents!On me l'amene cet aprem', il est rouge normalement et ce sera mon tout premier, que d'émotion! Je vais enfin pouvoir visiter tranquillos, bouger quand j'en ai envie, aller à la plage et à la piscine, et ils sauront plus où je suis, na! Dès que je l'ai je mettrai une photo, j'espère qu'il sera trognon!
06:17 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.07.2006
Brêves de Goa
Voici quelques particularités purement indienne que j’ai pu remarquer ce matin au cours de l’un des interminables quatres trajets quotidiens vers l’école (et oui il faut bien s’occuper) :
Ici tous les rond-points sont sponsorisés par un hotel, un restaurant ou une marque de bière (Kingfisher surtout), on peut lire un peu partout "ce rond-point est garcieusement entretenu par Resort Angels, 400m à droite", ou "ce rond-point vous est offert par Idea, 1er opérateur mobile", sans doute le gouvernement ne veut ou ne peut pas investir dans ce genre de choses alors les hotels et autres s’y mettent tout en s’assurant une bonne visibilité. A vrai dire la publicité est présente partout, dans les enseignes offertes par tel marque à un magasin, sur les murs des maisons, et parfois même d’immenses panneau plantés dans les rizières… C’est un style et on s’y habitue, mais j’avoue qu’il est parfois difficile de distinguer un garage caché derrière un habillement rouge Coca-Cola ! C’est dommage et ça gache parfois le paysage, mais c’est bien moins grave que le fait suivant : à Goa, pas de système de ramassage d’ordures. C’est pourtant l’état le plus touristique d’Inde et je peine à imaginer comment les immenses complexe hoteliers se debarassent de leurs ordures pendant la haute saison. Deux systèmes s’offrent à eux : brûler leurs ordures, et les enfouir, mais des gens habitent près des lieux d’enfouissage et les plaintes quant à la pollution de l’eau (déjà non potable mais desomais toxique) les forcent à changer sans cesse d’endroit, et donc à polluer d’autres sites encore vierges… Cet état au niveau de vie le plus élevé d’Inde pense donc tout d’abord à construire et à ramasser plus d’argent avant de songer à preserver sa nature. Un autre exemple : Tata, le groupe industriel et commercial le plus important en Inde (dont l’histoire est vraiment fascinante, deux frères de basses castes partis de rien qui bâtissent un empire, il faudra que j’en fasse un article) a acheté une concession au cœur des forêt qui surplombe Panjim après avoir obtenu l’autorisation de l’état (qui veut de l’argent), mais pas de l’agence de protection forestière (qui veut préserver son patrimoine). Après 5 ans de procès Tata, qui est le plus riche, a gagné, et maintenant on peut admirer une énorme batisse surplombant la ville, au cœur de la forêt…
Maintenant plus gai, parce que bien sûr l’Inde a aussi des bons côtés (QUE des bons côtés dirais-je même, mais des gens mal intentionnés me soupçonneront peut etre d’être partiale ;)
Une des choses les plus fascinantes en Inde, et ceci pour tous les occidentaux je pense, c’est la vigueur de sa foi et de sa spiritualité. Chaque moment de la vie est empreint de divin, et donc chaque espace et chaque chose se doit de le appeler à l’esprit . Ainsi, on peut voir sur le bord des routes nombres de petits autels, tantôt chrétien, tantôt hindous (Goa est le seul état d’Inde a avoir une communauté Chrétienne si importante, état fortement marqué par la présence encore récente des portugais), ornés de riches colliers de fleurs jaunes ou rouge en guise d’offrandes. Les bus sont du plus pur kitsh, et portent au dessus de leur pare-brise une sorte de deuxième toit en bois peint des plus vives couleurs, portant le nom de dieux ou deesses indiennes, le tout rehaussé de gris-gris accrochés un peu partout et parfois embrassé de colliers de fleurs (il faut absolument que j’essaye d’en prendre en photos, mais ce n’est pas facile car, attention scoop, ils bougent !). Autre découverte plus mysterieuse, sur tous les ponts où l’on passe on peut voir des colliers de fleurs accrochés aux rambardes des ponts Simple superstition, hommage à un défunt mort sur la route ou offrande au dieu Pont pour qu’il ne s’écroule pas (ce qui n’est, si on y réfléchit, pas si bête, un pont s’étant déjà écrasé entre la péninsule de Panjim et celle de Marpora, on peut d’ailleurs voir ses restes dans l’eau qui n’ont bien sûr pas été ôtés depuis bientôt 10 ans…Un autre menace de tomber, mais pas de travaux prévus pour l’instant, car il faudrait fermer le pont et bien sûr il n’y en a pas d’autre, attendons donc qu’il s’écrase !).
Mais l’Inde, c’est aussi une petite mamie si courbée que ça ne peut se décrire, et qui vous fait un grand sourire à une dent quand elle croise votre regard, ou des hommes armés de machettes qui font reculer la jungle qui menace d’avaler toute signalisation au bord des routes, ou encore des femmes en saris écarlates, coiffés de fleurs et parés de bijoux de la narine gauche au plus petit orteil du pied droit pour se rendre à un mariage… Que de choses à voir et à comprendre !
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