18.07.2006

Coup de blues

Pardon ô mes lecteurs assidus d’avoir été absente si longtemps de cet oasis de poesie ;), mais mes obligations financières m’ont retenu loin de mon cher public (ha ha ha, je sais).
Apres avoir découvert les joies des nuits goanaise (enfin de ce qu’il en reste pendant la mousson lol) j’ai eu un gros coup de blues à la pensée que j’allais rester toute une année à m’occuper d’un petit hurleur dans une famille certe adorable, mais qui ne voit vraiment pas d’un bon œil le fait que j’ai un scouter (trop dangereux dixit le père, on est responsable de toi devant tes parents s’il t’arrive quelque chose) et qui m’attends quand je sors le sori (que voient mes yeux ébahis en rentrant samedi vers minuit apres une soirée ? La mère qui m’attends dans la cuisine pour voir si je suis bien rentrée :$). Tout cela part, bien sûr d’un tres bon sentiment, mais je suis sûre que vous pouvez imaginer à quel point il est horripilant de devoir rendre des comptes alors qu’on est majeur et vacciné comme si on avait quinze ans (Je peux sortir ce soir, dis madame ?). Donc, cette violation manifeste de ma liberté de me faire exploser la cervelle sur un bord de route ajoutée à l’epuisement causé par la chaleur et les crises du petit (devant qui sa mère cède bien trop souvent à mon gout, ce qui a le don de m’exasperer plus que tout le reste, allez savoir pourquoi) m’ont conduit à vouloir fuir cette vie décidemment trop cloisonné pour l’exquise liberté d’un appartement sans climatisation mais avec insectes pour environ 3000 roupies par mois (autant dire rien). Mais après avoir fait part de cette envie à des proches bien intentionnés j’ai dû faire face à une telle levée de boucliers en faveur du statu quo que je me suis décidée à rester et à voir venir, ainsi qu' à revoir mon appréciation des choses. Le problème réside dans le fait que je suis trop perfectionniste, je veux bien faire et être adulée des parents (mon dieu quelle merveille nous avons trouvé là, notre fils a été canonisé grâce a elle en mois d’un mois, vite augmentons la !), et je m’acharne à vouloir changer le petit. Mais pourquoi me faire un ulcère pour un enfant qui n’est pas à moi, apres tout je peux tout a fait me contenter d’avoir le bon rôle, les bisous et les jeux, un peu de discipline si vraiment il abuse, et halte là ! Et depuis que j’applique cette strategie (fort nouvelle je l’avoue, j’ai commencé juste aujourd’hui), je me sens beaucoup mieux, libérée d’un gros poids. Le seul problème qui demeurent est que les parents n’apprecieront peut etre pas mon retrait educatif, mais tant pis, dans tous les cas ce sera bien, si nos chemins se séparent je n’aurai plus qu’à me la couler douce pendant qq mois ici, et si cette strategie marche je vivrai cool en attendant les beaux jours. Un seul mot d’ordre donc : prendre du recul !

Ecrire un commentaire