08.07.2006
Nouvelles de Saligao
Voila bientôt deux semaines que je suis arrivé au pays des 100 000 dieux et je n arrive toujours pas a le croire. Non pas que le temps ou le petit soit si merveilleux que je ne puisse en croire ems yeux, loin de la, mais je realise un reve d enfant (que c’est grandiloquent) , et l’inde est vraiment a la hauteur de ce que j avais imaginé et espéré. Et je suis persuadé que des que j aurai un peu l occasion de voyager, j en ai une la preuve lors de notre voyage « funeraire » vers udupi, dans le karnataka, je trouverai ce pays bien qu dessus de mes attentes. Les paysages sont fabuleux, les gens amicaux et « mysterieux »pour mon regard dénué de spiritualité, et tout, des chevres et autres buffles aux bus monstrueusement kitsh qui roulent bondés de monde contribuent a rendre ce pays plus fascinant et dépaysant. Rien à voir avec l’impression que j avais eu en chine où l’on se sent vraiment un etranger, toutjuste considéré comme un gros billet de 100 dollars ambulant, là pour se faire plumer. Non ici tout contribue a former l ame de l occidental à une plus grande spiritualité, à s’ouvrir aux autres, et surtout a regarder et à comprendre. Bon je fais un peu (beaucoup) mon gourou comme si j etais ici depuis un siecle mais c’est vraiment ce qu’on ressent, ou que je ressens, en arrivant ici.
Pour résumer depuis mon arrivée la mousson a vraiment commencé, c'est-à-dire que nous avons des vraies tempetes, avec pluies diluvienne et vents violents, entrecoupées de trop breves apparations à mon goût d’un soleil plutôt hésitant. Mais c’est vraiment formidable de voir ca, à Saligao le village ou je vis nous sommes entourés de rizieres et on peut voir de nombreuses femmes en saris multicolores en train de transplanté le riz de sa « nursery » originelle vers le champs où, grâce à la mousson, il pourra grandir. Courbées sous la pluie et le vent se doit être un travail vraiment très pénible, et malheuresement ici ce sont les femmes qui font les travaux les plus durs, comme couper le bois, planter le riz où transporter de lourdes charges dans un panier en équilibre sur leur tête… C’est vraiment fascinant de voir un tel mode de vie, si archaïque et si difficile. Rendez vous compte, Richard m’a emmené voir la maison natale de leur femme de ménage, et c’est une hutte en branches de palmiers sur du sol battu. C’est incroyable de voir des gens vivre encore comme ça de nos jours, surtout dans un village comme le mien où de splendides et immenses maisons portugaises forment l’essentiel du paysage. C’est encore une facette surprenante de l’inde : le pire côtoie le meilleur et même si, comme partout on peut voir des endroits bourrés de bidonvilles les pauvres ne sont pas expulsés des quartiers riches et parqués comme en France dans des ghettos, non tout ce petit monde cohabite et je ne peux imaginer ce que doivent ressentir ces familles entieres vivant dans un vrai dénuement, pieds nus dans leur huttes en plamiers pour les plus pauvres, ou dans un pièce formés de quatres murs et d’une grande bache en plastique bleu pour toit pour les plus riches, face aux palaces qu’ils peuvent voir tout autour d’eux tous les jours.
Mais le plus surprenant c’est l’amabilité des gens. Franchement nulle part aillleurs à l’etranger, surtout dans un pays dit du tiers monde je n’ai été aussi à l’aise parmi la population, d’autant plus qu’il n’y a quasiment aucun étranger à cette époque de l’année. Beaucoup de personnes, pauvres ou riches, sont souriant et amicaux, vous demandent d’où vous venez et comment vous vous appelez à brûle pourpoint, et tout cela sans aucune intention particulière, juste pour parler. Vraiment j’adore cet endroit et j’en apprends tous les jours sur le pays et sa population grâce au père de Julian, Richard, qui n’est vraiment pas avare de ses paroles quand il s’agit de l’Inde. Malheureusement chaque chose ayant son revers je suis affligé d’un atroce petit monstre qui ne veut en faire à sa tête, gâtée comme cela devrait être interdit, faisant la loi avec les domestiques, voulant la faire avec moi, impoli et egoiste, en trois mots beurk beurk beurk ! Je suis en train d'essayer de le faire changer, mais cela va prendre du temps, changer 5 ans avec une nounou, une ayah indienne obéissant et prevenant ses moindres désirs, et lutter contre la mère qui le traite malgré elle comme un petit prince, cela ne va pas etre facile… Mais bon heureusment il y a l’école, quelle merveilleuse invention ! Je ne m’en rendais pas compte quand j etais petite mais Jules Ferry a du inventer ca pour débarrasser les parents (et les baby-sitters) de leurs atroces morveux pendant quelques heures ! Mais bon j'espère qu'il va devenir plus altruiste petit à petit, et je suis en inde, donc je n’ai vraiment pas à me plaindre. Mais si j’avais un seul conseil à donner c’est de bien penser avant de vouloir partir au pair à ce que vous ferez si vous avez un enfant avec gravé sur le crâne 666 lool ! Je n’ai honntement pas l’habitude d’être H24 avec un enfant et c’est vraiment saoulant, je comprends maintenant pourquoi, alors qu’ils sont deux et qu’ils ne travaillent pas, ils avaient besoin d’une au pair, c’est uniquement parce qu’ils ne PEUVENT pas s’occuper de lui toute la journée, il est trop épuisant, toujours plein d’exigence et ne pouvant rester seul ne serait-ce que quelques minutes. Ne dormant pas seul (je dors dans sa chambre) à 5 ans,et ayant peur de tout, de l’eau, du bruit (peut-être à cause de sa précédente nounou?)… C’est assez decourageant j’ai envie de le secouer mais les mots me manquent en anglais, et puis ce n’est pas de sa faute, il manque de limites je pense. Enfin, on verra bien, la suite dans un autre épisode, pour ceux qui se ont eu le courage de me lire jusque là!
18:05 Publié dans Vie quotidienne | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
Bonsoir Victoria,
Si les mots peuvent te manquer, sache qu'il existe des sites avec les termes anglophones les plus usités (langage familier, argot). Je suis à peu près qu'il y a ce genre-là sur le Net.
A chercher avec google, version India (www.google.co.in) ou Yahoo India (in.yahoo.com).
A très bientôt.
Amicalement.
Yannick
Ecrit par : Yannick>mediagora | 17.07.2006
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